Le tablier
Donné à la fin du rituel d’initiation au grade d’app.: il est constitué d’une peau pentagonale blanche qui doit être attachée derrière la taille et porté pendant les travaux.
Le tablier symbolise le travail car de nombreux métiers traditionnels portais le tablier. Par exemple, celui du maréchal ferant qui permet de poser la patte musclée du cheval sur la cuisse et de marteler sans peur les clous, les enfonçant dans le sabot à travers le fer chauffé à blanc. Celui du boucher qui protège du sang et qui par sa blancheur juge de sa propreté et donc de son hygiène de vie, essentielle à ce métier. Le tablier est aussi porter par le tailleur de pierre qui peu ainsi se protéger des éclats de pierres.
Mais si l’on comprend bien l’attribution du tablier, celle du travail et sa blancheur, symbole de pureté de l’âme du travailleur, sa forme pentagonale est plus mystérieuse. Ambelain, ancien G. :M. : du rite de M. :M. : reprenant la symbolique géométrique et alchimique de la M.:, révèle que le 5 du pentagone symbolise les 5 sens que l’apprenti doit avoir en éveille pour apprendre en silence. Au grade de comp.:, il portera, comme le maî.:, le tablier rectangulaire, symbole de perfection ou de la connaissance universelle, abstraite des sens ?
Me permettant un instant plus personnel, et pour mieux faire mien le symbole du tablier maç. : je procéderai à une analogie avec le tablier de cuisinier que je porte si souvent.
Le cuisinier comme le maç. :, vêtu de son tablier, se sent prêt pour le travail. Muni de quelques livres et de son experience il recherche le bon goût pendant que l’autre recherche la vérité. Bon goût et vérité relèvent toujours d’une certaine relativité culturelle des convives et des éléments à dispositions, suivant les saisons pour l’un et suivant les époques pour l’autre. De même que si le cuisinier ne veut pas que le dîner finisse en catastrophe et ne peut à aucun moment abandonné son ouvrage, le travail du maç . : sera toujours dirigé par l’action et pas seulement par la réflexion. Car enfin, cuisinier et maç. : travail pour le plaisir de dîner ensemble petite métaphore de vivre ensemble.
Tandisque le critique gastronomique ressemble plus au philosophe qui critique mais n’expérimente pas et si le pique assiette ressemble plus au politique moderne qui parle simplement dans son propre intérêt, cuisinier et maç. : porte le tablier pour réfléchir à la manière puis pour entrer en action, pour les autres, avant tout.
J’D
QUESTIONS AUX APP.:
MEMENTO DU PREMIER DEGRE
ÊTES VOUS F.:M.: ?
QUEL AGE AVEZ VOUS ?
DONNEZ MOI LE MOT DE PASSE ET QUE SIGNIFIE T'IL ?
COMMENT CE FAIT LE SIGNE ?
DONNEZ MOI LE MOT SACRE ?
SIGNIFICATION SYMBOLIQUE DES GLAIVES ?
SIGNIFICATION SYMBOLIQUE DE L'EQUERRE?
SIGNIFICATION SYMBOLIQUE DU COMPAS ?
A QUOI TRAVAILLE L'APP.:?
QU'AMBITIONNEZ VOUS ?
SYMBOLIQUE DU TABLIER?
DE LA CONSTITUTION
ARTICLE PREMIER DE LA CONSTITUTION ?
QUELS SONT LES PRINCIPES DE LA F.:M.: ?
QUELS SONT LES DEVOIRS DE LA M.: ?
QUELS SONT LES DEVOIRS DU F.: M.:?
DU REGLEMENT GENERAL
ROLE DU 1ER SUR.:?
ROLE DU 2EME SUR.:?
ROLE DE L'ORA.:?
ROLE DU GRANT EX.:?
ROLE DU VENE.:?
ROLE DU SEC.:?
QUE FAUT- IL POUR QU'UNE L.: SOIT JUSTE ET PARFAITE?
LES CONGRES REGIONAUX ?
LE CONVENT?
LE CONSEIL DE L'ORDRE
DE LA COMMISSION NATIONALE DE SOLIDARITE M.:
DE LA JUSTICE M.:
DU REGLEMENT DE LA R.:L.:E.:P.:
Laisser ses métaux à la porte du temple
Lorsque mes ff.: m’on invité à passer au cabinet de réflexion, à peine étais-je assis sur le tabouret de cette petite pièce obscure, qu’un d’eux me tendis un panier et m’enjoignit d’y déposer tous les objets métalliques que je portais sur moi, m’assurant que tout allait m’être rendu à la fin de mon initiation. J’y versais quelques pièces, mon alliance de mariage, mon alliance de famille et mon téléphone portable.
Plus tard, lors de l’entrée dans le temple j’étais, de mon plein gré, enchaîné, bâillonné, à moitié dévêtu et déchaussé.
Lorsque je demandai à mon frère et père quelle tenue il me recommandait pour aller chez les maç.: il me répondait : vas-y en costume sombre, sobre, sans florilèges.
Quand j’entendis qu’en maçonnerie, tous sont FF.:, libres et égaux je compris. L’égalité n’est pas un symbole c’est une fin, un objectif. Il coûte d’être libre et d’être égal à tous aussi. Il coûte de se dépouiller de tout acquis et d’objectif superflu. Superflu c a d ayant trait à ce qui nous rend inégaux, aliénés et étrangers, considérant ces termes comme opposés d’égaux, libre et FF.:.
Qu’est ce qui s’acquière et qui dans la société d’aujourd’hui et d’hier aussi, nous rend inégaux, aliénés et étrangers ?
Qu’est ce qui nous rend inégaux: la richesse, les quartiers de noblesse, les fonctions d’état, la force physique, l’intelligence, la beauté, la jeunesse
Qu’est ce qui nous aliène: le besoin, l’avarice, l’ambition, l’opportunisme, la folie, la religion, le dogme, la loi, le symbole
Et qu’est ce qui nous rend étrangers : l’ignorance, l’autosuffisance, la xénophobie, l’intolérance, la communauté, la famille, la nationalité
Dans tous ces attributs que peut posséder ou qui peut manqué à l’individu, les quels doivent être considéré comme des métaux dont l’on doit se séparer avant de rentrer dans le temple ou dans la M.: en générale, sans quoi nous risquons de faillir à notre promesse initiatique ?
Tous ceux qui peuvent marquer une différence que l’autre n’a pas et qui peut le mettre en position d’inégalité et le rendre malheureux. Car il est évident qu’un homme ne peut reprocher à une femme d’être belle, sauf s’il est misogyne ou intégriste musulman, un élève ne peut reproché à son professeur d’être plus intelligent que lui, sauf dans les banlieues sensibles, un non croyant ne peut reprocher à un croyant de l’être si celui-ci le tais.
Il y aurait donc selon moi deux types de métaux. Les métaux aliénables, superflu, dont l’on peu se séparer ne serais-ce que l’espace d’une tenue maç. : je les appellerai les métaux légers. On peut mettre dans cette catégorie ceux qui nous rendent inégaux, à savoir l’argent, les honneurs, les quartiers de noblesse, les fonctions d’état, la force physique. Les métaux inaliénables intrinsèques, essentiels, sont plus difficiles à ôter, ils peuvent tout du moins se dissimuler. Ce sont, selon cette arbitraire nomenclature les métaux lourd, par exemple, le besoin, l’avarice, l’ambition, l’opportunisme et la folie. Certains attributs de la personne ne devrai pas être considérés comme métaux dès lors qu’ils ne sont pas utiliser pour rendre l’autre inégale, étranger ou aliéné, j’ai nommé l’intelligence, la beauté, la jeunesse, la religion, le dogme, la loi, le symbole, la communauté, la famille et la nationalité. Mais il existe des métaux qui sont trop lourd ou trop aimantés pour être quitté et qui gène, voir devraient empêcher l’entrée dans le T.: comme l’ignorance, l’autosuffisance, la xénophobie, l’intolérance.
Au regard de tous ces métaux quels sont les métaux que je dois laisser à la porte du T.:, quels sont ceux que je dois dissimuler une fois rentrer et quels sont ceux qui devrai me faire faire demi tour plutôt que d’entrer ?
J’D
ETUDE DES SYMBOLES
JAKHIN
SOURCES
….Une chose me chiffonne. Si la lettre J.: est tantôt sur la colonne de droite tantôt sur celle de gauche, selon le rituel utilisé par la L.:, comment puis-je donner une même signification à une chose qui est tantôt face au soleil, tantôt face à la lune. Pour quoi bouger des colonnes de place. Je vais dans les livres et selon les auteurs on trouve un peu tout ce qu’on veut sur J.:. Les livres maçonniques font aussi grands cas de querelles politiques non maçonniques qui on fait rage au 19ème siècle, entre MM.:. Je trouve aussi une infinie d’analogies, comme j’avais pu me rendre compte dans mon étude sur le feu, avec d’innombrables civilisations aboutissant à de nouvelles contradictions. Rien qu’entre J.: et la lettre J.:. les passions intellectuelles ne se déchaînent. Dans mon expérience sur le feu je me suis plié à genoux sous le poids des connaissances. Protohistoire, Antiquité, Egypte, Hébraïsme, Kabbale, Christianisme, Alchimie, une pluie de météorite m’est tombée sur la tête. Ecrasé par ce poids de savoir, si fraîchement reçu sur le coin du crâne, j’ai eu du mal à en tirer des conclusions. Le feu ma brûlé je suis encore aveuglé par les fumées de la combustion de mon corps de profane.
A la recherche du sens d’un nouveau symbole, J.:, je déambule de nouveau dans les couloirs sombres et poussiéreux de l’histoire de la pensée. Certain passage sont si dense que je dois les relire et les relire à nouveau. Je sue à grosses gouttes quelques lueurs de savoir maçonnique. C’est en fait après quelques rencontrent avec des maîtres que je fini par comprendre mon erreur. Mon errement profane. Ma première étincelle me fut donnée par une bibliothécaire qui refusait de me donner la légende d’Hiram. Je me dis alors : a quoi bon chercher la vérité si elle n’est pas de notre grade. Touché dans mon orgueil de curieux je repartais un peu déçu. Elle me dit avant de partir: Jakhin c’est J. qui signifie, il fonde, il établira et réfléchie là dessus. Le second maçon que je rencontre ce jour là, responsable du musée, me montre une vaisselle XIXème aux 27 symboles. Il a l’air émerveillé. Soit, me dis-je en mon fort intérieur, je sais reconnaître une assiette, une soupière, un verre à pied mais un Jakhin ? Il me guide vers le tablier de Voltaire. De retour chez moi je me replonge dans les écrits de voltaire. Lecture délaissée il y près de 15 ans. Je retrouve avec un œil nouveau ces passages sur la fraternité et sur le grand horloger. C’est la deuxième étincelle. Je comprend que le travail consiste à chercher à l’intérieur de moi-même ce que les symboles me signifient. Même peu de chose serait beaucoup si au moins s’était clair. Je recommence donc depuis le début par l’intérieur.
JAKHIN : point de départ du rituel, point de départ de l’initiation, point de départ de la circambulation.
Dans ce silence qu’il m’est imposé j’en profite pour écouter et méditer. Ces symboles qui me sont offert, sont des outils qu’il faut que j’apprenne à apprivoiser. Avide de connaissance mais sans but précis, je me suis perdu dans les méandres de la connaissance universelle et me voila aujourd’hui plus aveugle, muet et sourd que jamais.
Il m’ai donc donné aujourd’hui le soin…
…d’apprendre à me servir d’un maillet et d’un ciseau pour dégrossir ma pierre brute. Jusque là les images se suffisent à elle-même pour me situer empiriquement mais virtuellement au pied d’un quelconque ouvrage de pierre, accompagné de quelque dizaines d’autres hommes en tablier, eux-mêmes affairés à leur pierre. Dans le fond de cette illusion optique intérieur, cette imagination, je peux vaguement distinguer d’autres êtres en tablier eux aussi, qui peu être, prennent des décisions sur comment placer telle ou telle pierre dans l’édifice.
- Mais quelle est donc cette colonne qui s’élève devant moi ? Une partie de l’édifice ? Elle ne semble pourtant faite pour soutenir aucun édifice, puisqu’elle est surmonté de fruits de grenades mures. Elle semble en elle-même un édifice.
- Qui a bien pu placer pareil ouvrage au milieu du chantier. Comment vais-je déplacer ma pierre, une fois terminée, vers les autres pierres? N’y a-t-il pas quelques rondins pour que je puisse rouler ma pierre plus prés de celle des autres, pour pouvoir apprendre par imitation, comment manier ce maillet, dans quel sens soutenir le ciseau. Quel est l’angle que doit avoir tel ou tel côté de ma pierre pour pouvoir s’imbriquer, se poser ou…mais j’y pense. Ma pierre as-t-elle une place dans l’édifice ?
- Qui commende ici ? Il doit bien avoir une indication, un plan du chantier, un contremaître pour m’indiquer, mais bon sang. AH !!! un groupe passe par là ! « Oh, hé ». Pardon, je dois mal m’exprimer. Mais au fait quel langue parle-t- on ici ? « Hello ? Bite schöne? Parla italiano ?» Fichtre !!! Mais personne ne m’entend ?!!! Mais sont-ils tous sourd à mes mots ? Mais non ! Je ne m’entends pas moi-même, je suis muet ! Catastrophe ! Comment vais-je me sortir de cette galère ?
- Je ne dois pas perdre espoir, il doit y avoir un moyen de se faire entendre, un langage des sourds ou des signes. Et si cette colonne, dressée devant moi ne recèlerai-t-elle pas une fiche technique, comme une espèce de totem comme dans les westerns, où les indiens inscrivent qui est quoi dans l’univers, quel est l’ordre de la hiérarchie des animaux. Peut être que cette colonne m’indiquera dans quelles proportions je dois tailler ce caillou, quel est le style recherché, baroque, rococo? mais ont-ils déterminé avec quelle harmonie ils allaient placer mon rocher une fois taillé ? Je ne voudrai pas avoir travaillé pour rien, ou pour mettre mon ouvrage dans la carrière d’un vulgaire collectionneur.
Je tourne autour de la colonne, pour l’examiner
Je trouve à terre une lampe, celle-ci est éteinte. Quand je m’apprête à la ramasser, un homme qui passe par là me dit. Bonjours mon frère, je t’observe depuis quelques instant, circonspect devant cette colonne. Frotte ta lampe, elle s’illuminera de ton reflet et là tu aura les réponses à tes questions. Ebahi, ne sachant que répondre, je frotte ma lampe sur mon tablier, elle s’éclaire aussitôt de mon reflet et comme à travers moi-même je vois. C’est inexplicable mais je peu enfin voir. Les symboles se lise à travers ma propre lumière. J’étais tout simplement empoussiéré de superficiel. Tout comprendre n’a pas de sens, bien comprendre c’est prendre avec soi et on ne peu prendre avec soi que ce que l’on peu vraiment porter.
J’apprend alors que la colonne s’appel Jakhin. Qu’elle existe que parce qu’existe son pendant, la colonne qui s’appelle Boaz. L’une et l’autre sont la dualité. Jakhin est rouge comme les feux du crépuscule. La lumière y disparaît et les ténèbres nous font aller à tâtons, comme des aveugles. Petit à petit, de faibles lueurs apparaissent et laissent deviner les formes réelles. Mais seulement deviner.
Je tourne autour de ma colonne, une deuxième fois…
pour voir si je n’ai pas manqué un autre symbole caché derrière le symbole. Je frotte à nouveau ma lampe et à travers mon reflet ma propre lumière m’éclaire à nouveau. La colonne du Nord sert de point de départ au travail de l’apprenti qui sort à peine de la pénombre de la vie profane. Il doit rechercher petit à petit une explication pour tous les symboles qui se présenterons à lui et chargés de son propre sens établir son propre édifice intérieur.
Je tourne autour de la colonne, une troisième fois…
Diantre, elle bouge! Une porte s’ouvre !! Que se passe-t-il ? Un homme apparaît :
- Bonjour mon frère, il est minuit, tu vas pouvoir retourner sur tes propres chantiers de la vie profane et rendre au autres tout ce que l’on t’a donner ici. Prend ton salaire et va.
- Pour quoi me paye t il un salaire. Je n’ai même pas encore commencé à travailler ma pierre. Je n’ai même pas pris le maillet ni toucher au ciseau. J’ai passé mon temps à chercher des signes pour pouvoir communiquer avec les autres.
- tu l’as mérité. En avançant dans la compréhension des symboles de notre temple tu t’es enrichie. Tu as trouvé au plus profond de toi, de nouvelles lumières qui t’aiderons, dans la vie du dehors, à travailler avec plus de vigueur et plus d’exactitude, à la construction de l’œuvre commune, l’Humanité.
- C’est vrai, je sens avoir finalement levé le voile qui empêchait ma lumière de me laisser voir. J’ai fraternisé avec quelques autres ouvriers avec lesquels nous allons tenté de comprendre comment utiliser les outils du tailleur de pierre
- Demain tu retourneras à ta pierre et tu continueras d’explorer tes alentours. Tous les symboles que tu rencontrera, tu les éclaireras du reflet de ta propre lumière et petit à petit, tes outils te serons familiers, tes autres frères de chantier t’aiderons et tu les aideras et finalement tu sera quel angle donner à chaque face de ta pierre et tu devinera quelle place ta pierre prendra dans le grand ouvrage collectif.
- Merci mon F.:
Le lendemain, vers midi je retourne au chantier et là, vous n’allez pas me croire, j’ai pris mon courage à deux mains et
J’D
ETUDE DES SYMBOLES
LE FEU
SOURCES
BAYARD, LE FEU
FRAZER, LE RAMEAU D’OR
MARCEA ILIAE, MYTHES ET SYMBOLES
SOUVENIRS D INITIATION
BIOLOGIE, PHYSIQUE, THEOLOGIE, PHILOSOPHIE, ANTHROPOLOGIE
Introduction
Un travail sur le feu enflamme de suite mon envie de savoir, d’investiguer. J’aime le feu depuis toujours. C’est le feu dans la cheminée de la cuisine de notre maison familial en Normandie. Ma fascination pour son pouvoir de destruction, par la combustion, pour sa douce chaleur et sa dangereuse et douloureuse brûlure et la facilité de sa création. Grâce à Marc qui a découvert Le Feu, dans la collection Symboles de Jean-Pierre Bayard, je me lance dans son étude
Le voyage est passionnant. Les chapitres sont très cours mais très denses. Chaque chapitre laisse le front un peu plus chaud, à tel point que je dois souvent faire une pause dans le monde profane pour laisser décanter la somme d’information que chaque chapitre implique. Je me rend rapidement compte que, au travers de la porte du T.: de la F.:M.: je suis rentrer dans une véritable école de la gnose tout azimut. Comme j’aime à penser. En utilisant toutes les sciences, humaines et exactes et toutes les cultures, des quatres coins du monde en passant par mon ethnocentre.
Mais le livre n’en fini pas de changer d’horrizont, d’époque , de langage, de code, de religion, bientôt je me sens noyé dans un océan inconnu. Mais petit à petit se dessine une logique, un fil conducteur. Elle se devine petit à petit. Voici le fil conducteur qui m’a permis de sortir la tête de l’eau, ou plustot, en l’occurrence, de la fummée : tout tourne autour de la compréhension d’un symbole. Alors le symbole doit en lui-même être défini.
Selon le Petit Robert, le symbole est un signe de reconnaissance. Un objet de caractère imagé qui évoque, par sa forme ou par sa nature, une association d’idées avec quelque chose d’abstrait ou d’absent.
A travers cette lecture on trouve une multitude de lien entre le feu et des choses abstraites ou absentes tel que l’être suprême, le soleil, la magie des saisons, la fertilité de la chaleur du printemps ou des cendres générées par combustion des végétaux.
D’autres multitudes de symboles s’entrelacent avec celui du feu pour former des mythes, d’autres types de symboles abstraits à leur tour contenant le credo, la formule dans laquelle la religion résume sa foi, ou le mythe, autre formule dans laquelle les civilisations mettent en scène une fable symbolique pour décrire la nature, l’univers ou aussi le plus souvent pour décrire la condition humaine ou celle de ses divinités.
Comme exemple de symboles liés au feu il y a le Rythme, cette répétition de mouvement ou de bruit que produit la vie qui nous entour comme le rythme cardiaque, la cadence de la pluie, du galop, des saisons, la mélodie du chant des oiseaux ainsi que pour les observateurs plus attentifs, les cycles cosmologiques ou le chant des étoiles. Il y a aussi le Verbe, parole de dieu, du prophète mais aussi simplement langage et contenu de tous nos symboles, qu’encore aujourd’hui nous utiliseront pour communiquer, souvent sur un mode symbolique, sans nous en rendre compte.
Je découvre la Kabbale, l’Hindouisme et l’alchimie. Quel étonnement de découvrir qu’autant de cultures si éloignées dans le temps et dans l’espace soient finalement aussi proches dans le traitement des symboles, dans leur organisation cosmologiques. Les éléments comme le feu, l’eau, l’air ou la terre et les faits des saisons, de la mort, la vie, la jeunesse, de l’esprit, du corps, toutes les religions semblent se rejoindre, être presque d’accord. Comment est-ce possible ?
Une récapitulation méthodique de cette œuvre de Jean Pierre Bayard sur le Feu serait interminable. Je vous propose un aperçu rapide des notions de bases puis d’analyser plus en détail un chapitre qui m’a justement interpellé : les feux de saint jean.
Notions de bases sur le feu
La mort et la résurrection par le feu
Comme le cycle solaire le montre, la nature meurt alors que le soleil décrois puis renaît lorsque le soleil reprend le dessus sur la nuit. A travers l’analogie entre le feu et le soleil, toutes deux sources de chaleur et de lumière, l’homme se préfigure que sa combustion dans le feu, de son corps, va le faire renaître à une autre vie. Le baptême c’est longtemps effectué par le feu, comme il s’est fait par l’eau par la suite. Certains rois ont été ainsi incinérés, ou leur fils, ou un animal, ou un ersatz de paille le symbolisant. Le peuple gagnait ainsi la sécurité d’une nouvelle année, d’un nouveau cycle solaire fertile. Tel le Phénix, l’homme baptisé par le feu est consumé dans sa partie impure, antérieure, profane pour entrer dans une nouvelle vie illuminée.
La fécondation par le feu
Le feu représente la fécondation puisque ses cendres sont fertilisantes et que sous les feux du soleil printanier renaissent de nouvelles récoltes. Symboliquement, l’homme gagne par le feu une fécondité lumineuse représentée par sa spiritualité.
Le rajeunissement par le feu
Le feu du soleil qui fait renaître de nouvelles pousses et de nouvelles générations d’animaux représente aussi le rajeunissement de la nature. Le feu symbolise donc le passage vers une vie rajeunie, le corps est brûlé pour que ne reste que le corps spirituel, l’âme et pourvoir ainsi accéder à l’élévation vers l’Etre suprême ou une suprême condition de l’Etre.
L’immortalité par le feu
Puisque le soleil implique l’éternel renouveau de la nature et donc primitivement le dieu créateur de l’univers, le feu symbolise l’immortalité.
La purification par le feu
Lors de notre initiation, le feu, l’eau, la terre et l’eau agissent comme agent purificateur. Par le feu nous brûlons notre enveloppe profane, matérielle, notre lien aux métaux pour devenir pur et ainsi pouvoir accéder aux lumières de la F.:M.:. Le paradis est souvent entouré de flamme interdisant l’accès aux hommes corporels.
La lumière du feu
Le feu spirituel est représenté par la lumière. C’est la lumière qui éclaire, permet à l’œil de voir mais plus symboliquement, de comprendre, par opposition à l’absence de lumière, comme quand nous étions les yeux bandés, dans l’obscurité qui représente l’incompréhension. Les adeptes de la F.:M.: sont les Enfants de la Lumière. Analogiquement, les prophètes sont des lumières qui illuminent le monde de leur amour, de leur puissance, de leur savoir…Dans le temple, les officiers sont possesseurs, chacun d’entre eux de la lumière, mais la Lumière Flamboyante, le G, est au-dessus du Véné.:. La lumière, émanation du Feu spirituel, est le but de l’initiation. Rechercher la lumière c’est aller vers la Vérité Primordiale.
Le feu du soleil
Le soleil a été le culte de tous les peuples de la terre et le christianisme est une exacte reconstitution du paganisme antique. On retrouve les douze mois du cycle solaire dans les douze dieux romains ou les douze apôtres. L’initiation par le rituel du feu solaire rappel que le Soleil peut guider les âmes au royaume des morts comme il le fait toutes les nuits pour les ramener le lendemain. On détruit ainsi le vieil homme qui renaît nouveau et pur et peut ainsi participer à la célébration des mystères. C’est aussi pourquoi les temples sont tournés vers l’orient, comme dans notre temple le Grand Architecte de l’Univers est placé symboliquement à l’orient parce que de lui émane la Lumière.
La chaleur du feu et du sang
Le feu est associé au sang en tant qu’autre source de vie et de chaleur. Le sang des martyres, du dont de soi, est la preuve d’amour absolu. Le feu symbolise donc aussi l’amour, l’amour fraternel.
L’eau et le feu
L’eau est complémentaire du feu comme symbole de vie comme le soleil puis les pluies se complètent pour apporter la fertilité c’est pourquoi nombre de rites anciens associaient l’eau et le feu, ou l’eau et le sang qui sont analogues. Pour les templiers l’eau servait au baptême exotérique et le feu au baptême ésotérique. C’est le baptême de la lumière des FF.:MM.:.
L’alchimie du feu
« L’alchimie est une œuvre spirituelle qui étudie la matière qui se transmute vers une ascendance vers la Lumière libératrice ». « Tout s’accomplie de soi-même dans la nature ( …) l’alchimiste, tout en conservant la valeur spirituelle de ce processus, aide la vie cosmique à se réaliser plus rapidement. C’est par le feu qu’il active l’expérience. Selon le double aspect magique et religieux. C’est un maître du feu ». « La pierre philosophale c’est l’homme transformé par la transmutation mystique ». Le vitriol philosophique est le premier être de la pierre philosophale. (Pour Robin) Le feu philosophale ou feu d’amour de la sagesse est la lumière astrale humanisée. Le soufre qui résiste au feu est l’âme, la semence incombustible. L’alchimiste est à la recherche de l’abolition partielle ou totale du temps de façon à gagner le plus rapidement l’état supérieur.
La kabbalistique du feu
La Kabbale, source de lumière, fait intervenir l’ésotérisme hébraïque. Elle tente de retrouver l’explication de la Loi (divine) à travers une science secrète égyptienne. L’adepte communique avec la Lumière qui représente la Vérité. Les kabbalistes pensent que le Verbe, ou lumière divine, a donné naissance à la Pensée, ou Lumière intellectuelle.
La formation et la conservation du feu
La formation et la conservation du feu ont créés elles aussi une multitudes de symboliques telles que le principe du feu igné. Car le feu naît de la friction des pierres ou du bois, le bois et la pierre contiendrai le feu et deviendrai ainsi sacrés. La création du feu a partir du frottement d’un bâton de bois dans un petit orifice de bois était tellement comparable au coït que le feu devient une expression sexuelle et ainsi les grottes primitives qui abritais le feu étaient administrées par des femmes souvent vierges, appelées vestales au temps des romains qui étaient désignées ainsi esclaves préposées au feu et épouses du feu. De l’union d’une vestale et du dieu du feu naquit Servius Tullius, fondateur de Rome.
La chaleur du feu
La chaleur est associée au feu et au sang mais aussi aux humeurs, à la fièvre et au coït. Le feu est donc encore une fois symbole de Vie. La chaîne d’union est l’union de la chaleur sanguine et des rythmes cardiaques des individus qui la composent, en communion avec un idéal commun, qui permet au tout ainsi conformé, de communiquer et d’accéder à la lumière astrale.
Les funérailles par le feu
Le rite funéraire de la crémation pouvait représenter une forme d’hygiène, ou le pouvoir de chasser les mauvais esprits, ou encore de purifier le corps matériel pour accéder au divin, préserver les cendres pour fertiliser les terres ou les vénérer, ou de matérialiser le souvenir des défins. Le catholicisme à suprimé ce rite funéraire mais à gardé son symbole à travers de la crémation d’encens.
Le feu de la saint jean
Les feux de la Saint Jean du 24 juin correspondent au solstice d’été et à l’un des plus anciens et des plus universels des rituels, avec la fête des morts. C’est principalement le rite de mort et de résurrection. Ce rite de passage fait partie d’un cycle initiatique : lire le paragraphe sur les feux place de grève à Paris.
Qu’est –ce que représente ce feu. C’est un feu placé dans le temps et dans l’espace. Il a une forme multi symbolique qui rallie la somme la plus complète de symboles car c’est un des éléments central de la vie terrestre : le feu, la lumière et le soleil. (Faire un graphique en croix espace temps). Le soleil est Rythme et Harmonie, c’est aussi le Verbe puisque la création est attribuée à Dieu. Le feu de saint jean est aussi un feu placé dans le temps car il symbolise le changement radical du cycle solaire. Les nuits vont se rallonger tandisque les jours vont raccourcir. C’est aussi le jour le plus long, où la présence divine du soleil est la plus marquée.
Célébré au solstice d’été, le feu de Saint Jean représente la fin du cycle de croissance du jour vis-à-vis de la nuit. C’est le changement du cycle de croissance végétale vers celui de la floraison puis de la récolte. Les animaux aussi, qui ont coités au printemps vont mettre bas pendant cette période à venir. C’est aussi, car le feu s’allume la nuit, la lutte de la lumière de l’homme sur les forces obscure de la nuit. C’est un feu situé dans l’espace de manière précise. Il est le lien vertical entre la terre et le ciel. Par ces racines les plus profondes il est lié au nadir, aux entrailles de la terre et par ces plus hautes branches il est lié au zénith, au ciel, à l’être suprême. Pour les druides l’arbre était l’Etre Suprême. Le feu est immense, alimenté de bois sacrés, par tout le peuple, au sommet du plus haut des sommets de la zone géographique concernée et de surcroît surmonté d’un bois vert, symbole du dieu arbre, de l’arbre de vie, telle une échelle de Jacob, lien entre les entrailles de la terre et le ciel infini, entre l’homme et Dieu. En son sommet, des animaux représentatifs tantôt du démon tantôt de dieu, comme des chats, son brûlé pour être purifiés et ainsi divinisés. Les couples qui sautent au-dessus des flammes annoncent leur futur mariage et les femmes qui font de même annoncent leur prochaine fécondité.
La religion catholique a tenté en vain d’interdire ce rituel qui persiste aujourd’hui dans des pays ou la même inquisition a sévi comme l’Espagne. Saint Jean est donc devenu symbole du feu. Il est intéressant de noter que les naissances de Jésus et de Jean sont placées à des points aussi symboliques, dénommés la Noël d’Hiver, la Noël d’Eté, ou même plus souvent la Saint-Jean d’Hiver et la Saint-Jean d’Eté.
Pour la maçonnerie, le feu représente donc la purification, le feu détruit le superflu, les métaux inutiles, c’est la mort ce cet homme prisonnier de la nuit profane puis, instantanément c’est la résurrection, tel le phénix, d’un homme nouveau, comme rajeuni, car doté d’un nouveau sens ou d’un sens plus affiné avec lequel il peut regarder la Lumière en face. C’est l’initiation. Cette purification par le feu se déroule près de la colonne du midi, colonne du soleil au zénith, bien évidemment. La FM fête particulièrement les deux Saints Jean. Jean le Baptiste, celui de l’eau du baptême de jésus, du commencement, de la purification, et Jean l’Evangéliste, celui de la mort et de la résurrection donc correspondant au solstice d’été. La correspondance entre les dates de naissance des deux Jeans est un choix de l’Eglise catholique. L’Eglise de Saint Jean l’Evangéliste est celle de l’Esotérisme, longtemps persécutée tandisque celle de Pierre est celle de l’Exotérisme. Les deux Saints Jeans sont les deux patrons de la F.:M.:
Symbole et Signe de la F.:M.: : le cercle, le centre et les deux lignes parallèles, chacune d’elles représentant un Jean, à gauche le commencement, le baptême, S Jean B, à droite la fin, la mort et la résurrection, l’amour de S Jean l’E. Le Grand Architecte à posé la pointe du compas au centre, tracé un cercle qui représente le Fils et une surface, le Saint Esprit.
Conclusions personnelles
L’arbre de vie semble être le symbole unificateur de tous les éléments car il prend racine dans la terre, ses branches s’élancent dans les air. Il naît et crois de l’eau et son bois s’enflamme pour devenir feu, cendre et fumée, ou purification du tout par le feu, fertilisation de la terre par les cendre et ascension dans les air vers le divin par la fumée.
Le feu de la purification n’ai pas suffisant pour atteindre l’Etre Suprême, la lumière est le moyen d’éclairer la vérité, la chaleur d’aimer son prochain. L’amour de la sagesse et des autres est symbolisé par le feu (philo sofia et philo antropia).
J D